
Tome 7
Sortie JP : 8 juin 2023 · VO anglaise : 12 mars 2024
Rigarden vacille après l'irruption d'une horde de monstres en plein festival de Terminalia. Les Magia Vander ayant épuisé toute leur magie pour réparer la Grande Barrière, Will et les mages restants forment la dernière ligne de défense de la Tour — face à un ennemi qui pourrait bien être trop puissant, à moins que la Princesse des Glaces ne lui offre l'avantage décisif.
Ce septième tome porte en français le sous-titre de son septième épisode animé — « Douze magies de glace secrètes, El Glace Frosse » — et ce n'est pas un hasard : c'est ici que la présence d'Elfaria, jusque-là évoquée en creux depuis le premier tome, devient enfin concrètement déterminante dans le récit présent plutôt que dans les souvenirs de Will. Le choix de révéler l'ampleur réelle de sa puissance au moment précis où Rigarden est le plus vulnérable, ses Magia Vander ayant épuisé leur magie à maintenir la Grande Barrière, en dit long sur l'écart qui s'est creusé entre les deux amis d'enfance.
L'écriture de ce tome joue sur un contraste redoutablement efficace : d'un côté, la vulnérabilité soudaine de l'institution la plus puissante du royaume, prise au dépourvu par une menace qu'elle croyait pourtant maîtriser depuis longtemps ; de l'autre, la maîtrise absolue d'Elfaria, dont chacune des douze magies de glace personnelles semble avoir été conçue précisément pour ce genre de situation extrême. Ce déséquilibre de pouvoir, aussi spectaculaire soit-il visuellement, sert surtout à souligner l'isolement de Will : plus Elfaria est montrée comme exceptionnelle, plus la distance entre leur promesse d'enfance et leur réalité présente paraît vertigineuse.
Sion Ulster occupe également une place importante dans ce tome, sa magie de feu se retrouvant directement engagée dans la défense de l'académie aux côtés de Will — une évolution logique du basculement de leur relation, entamé plusieurs tomes plus tôt lorsque Will lui avait sauvé la vie sans jamais s'en prévaloir. Ce type de callback, disséminé sur plusieurs tomes plutôt que résolu immédiatement, est l'une des marques de fabrique de l'écriture de Fujino Ōmori.
Comme le tome précédent, celui-ci se situe dans une portion de l'histoire dont l'adaptation animée n'a pas été confirmée à ce jour dans les saisons diffusées. Il constitue malgré tout l'un des sommets dramatiques les plus souvent cités par les lecteurs de la version originale, notamment pour la manière dont il articule enjeu collectif (la survie de l'académie) et enjeu intime (la place de Will aux côtés d'Elfaria) sans jamais sacrifier l'un à l'autre.
Ce tome offre l'occasion de mesurer concrètement ce que représente, à l'échelle du récit, le statut de Magia Vander qu'occupe Elfaria depuis sa consécration comme plus jeune détentrice de ce titre dans l'histoire du royaume. Sa faction de Glace, l'Albis Vina, n'est jusqu'ici évoquée qu'à travers les conséquences de sa puissance plutôt que par une description directe de son fonctionnement interne — un choix d'écriture qui maintient une part de mystère autour de la structure politique des cinq baguettes suprêmes, tout en laissant deviner l'ampleur de l'autorité qu'Elfaria a dû apprendre à exercer, seule, dès un âge où la plupart de ses pairs se contentaient encore d'apprendre les bases de la théorie magique à Rigarden.
Le nom « El Glace Frosse », qui mélange délibérément des sonorités françaises et anglophones pour désigner les sortilèges d'Elfaria, est un choix de nommage assez caractéristique de la fantasy japonaise contemporaine, où l'exotisme perçu de langues étrangères sert à conférer un supplément de prestige et de mystère à une technique magique. Ce type de détail, anecdotique en apparence, participe pourtant activement à la construction d'un monde qui emprunte librement à différentes traditions culturelles sans chercher à en respecter scrupuleusement la cohérence linguistique — une caractéristique commune à beaucoup de fantasy scolaire du même courant.
L'examen du professeur Edward
Will échoue à l'examen final du professeur Edward Serfence, farouche opposant aux élèves sans magie. Cet échec le pousse à repenser son approche du combat et de la théorie magique, jusqu'à l'attaque qui frappe l'académie en pleine fête de Terminalia.